« Camille suit le bon exemple »

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Le 23 janvier 2017, dans Actualité

La web-série de la Fondation MAIF est de retour avec son héroïne à l’humour décalé : Camille. Après une vidéo sur les données numériques et une autre sur l’importance de la ceinture en voiture, Camille s’attaque au sujet de l’alcool au volant. « Camille suit le bon exemple » a été réalisée suite aux résultats issus de la recherche menée par le Laboratoire de psychologie des cognitions de l’Université de Strasbourg sur le réel impact des campagnes de prévention autour de l’abus d’alcool au volant auprès des jeunes. 

Le constat

En France, l’alcool est la première cause de mortalité dans les accidents de la route. Chez les jeunes adultes, une consommation excessive représente 30 à 50% des accidents mortels de la route, aggravés par le manque de sommeil. Chaque jour, 23 jeunes sont tués sur la route. Des chiffres alarmants qui mettent la puce à l’oreille. Pourtant, ce sujet est souvent pris en compte dans les campagnes de prévention mais peut-être pas sous le bon angle.

Camille suit le bon exemple

C’est un constat révélé par l’étude réalisée par le Laboratoire de psychologie des cognitions de l’Université de Strasbourg, projet soutenu par la Fondation MAIF, qui a cherché à mieux appréhender les mécanismes d’identification des jeunes face à un pair. La plupart des campagnes de prévention contre l’abus d’alcool au volant montrent des conduites dangereuses partant du principe que la personne qui regarde va s’identifier au personnage et modifier son comportement. Cependant, l’étude révèle que les jeunes de 18 à 24 ans ne s’identifient pas à un pair qui se comporte mal. Au contraire, la projection d’une scène montrant un jeune conducteur prudent, donc qui ne prend pas le volant après avoir bu, provoquera plus de réactions que la situation inverse. C’est précisément pour contribuer à concevoir des campagnes plus efficaces que la Fondation Maif a soutenu le projet. L’objectif est de permettre aux campagnes de prévention destinées aux jeunes de remplir plus efficacement leur mission. Les résultats de cette recherche ont été présentés aux institutions et organisations susceptibles de prescrire et de conduire les campagnes de prévention.

La nouvelle vidéo « Camille suit le bon exemple » suit cet angle et nous met face à la combinaison dangereuse de la conduite et de l’alcool.

Un effet pervers des campagnes : banaliser la consommation d’alcool ?

Un effet indésirable des campagnes de prévention est apparu. Les jeunes comprennent que consommer de l’alcool n’est un problème que si on prend ensuite le volant. Ainsi l’abus d’alcool serait-il quasiment banalisé, voire excusé dès lors que l’on ne conduit pas. Il est donc nécessaire de peaufiner encore les messages des campagnes de prévention pour éviter ce type de contre-message subliminal.