En voiture

La voiture est le moyen de transport le plus utilisé, l’un des plus pratiques, mais aussi l’un des plus polluants.

Le parc français de voitures particulières compte 32 millions de voitures : plus de 60% ont un moteur diesel, un peu moins de 40% un moteur à essence, la part de l’électrique étant encore faible.

La mortalité, sur les routes de France afficherait 3 461 tués soit une hausse de +8% par rapport à 2014.

Les voitures particulières représentent 52% de ce bilan, soit 1 796 tués en 2015. La hausse constatée en 2015 semble actuellement se concrétiser, avec des chiffres alarmants.
Toutes les tranches d’âge sont touchées, mais avec une prédominance masculine : les hommes représentent 75% des morts de la route.

Le véhicule

Les pneumatiques

Les pneumatiques ont un rôle prépondérant pour la sécurité sur la route.

Le slogan Pneu gonflé = Sécurité a beau être rappelé régulièrement, les deux tiers des conducteurs ne vérifient la pression de leurs pneus que très rarement. Pourtant, un contrôle régulier, trimestriel au minimum, est nécessaire.
Devant supporter des échauffements, des variations de température et de charge, un pneu mal gonflé modifie l’écrasement de la gomme sur la route et, en conséquence, le comportement du véhicule : distance de freinage, tenue de route, risques d’éclatement…
De plus, des pneus mal gonflés favorisent l’augmentation de la consommation du véhicule.

Le chargement

Le chargement d’un véhicule, pour un départ en vacances par exemple, doit se faire avec soin, son impact sur le comportement du véhicule est important :

  • Les bagages doivent être répartis dans le véhicule afin de ne pas le déséquilibrer ;
  • Il faut les attacher ou les fixer : tout objet, en cas de freinage d’urgence ou de choc, peut devenir un projectile dangereux pour les passagers ;
  • La charge, passagers compris, ne doit pas dépasser le Poids Total Autorisé en Charge (PTAC) inscrit sur la carte grise du véhicule ;
  • Des bagages arrimés sur le toit modifient l’aérodynamisme du véhicule et donc sa tenue de route. Privilégiez les coffres de toit conçus à cet effet. Sans oublier que toute modification de l’aérodynamisme d’un véhicule augmente fortement sa consommation de carburant.

Le conducteur

Les médicaments

La consommation de médicaments n’est jamais anodine.Image5

Prescrits par un médecin ou en vente libre, les médicaments peuvent avoir un effet important sur le comportement d’un conducteur, particulièrement le risque d’endormissement au volant.
Aussi soyez vigilant, consultez les pictogrammes placés sur l’emballage, ils préviennent des risques liés à la conduite.

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L’alcool

Image2Boire ou conduire, le slogan est connu de tous, mais malheureusement il n’est pas toujours appliqué. Dans plus d’un tiers des accidents, l’alcool est présent.

Ce qu’il faut bien avoir en tête :

  • Dans les doses servies dans les débits de boissons se trouve la même quantité d’alcool pur ;
  • Une seule dose standard augmente le taux d’alcool dans le sang d’environ 0,2. Et à la maison, nous avons parfois la main un peu plus lourde en servant…
  • Dès la première consommation, le comportement et les réactions commencent à se modifier ;
  • L’alcool disparaît lentement de l’organisme, l’alcoolémie diminue environ de 0,1g par heure.

La vitesse

C’est l’une des causes principales de l’accidentologie.Image3
Même si les radars ont permis de réduire la vitesse moyenne, les limitations sont souvent ignorées.
Pourtant :

  • En ne respectant pas la signalisation, le gain de temps est infime et ne vaut pas de risquer sa vie ou celles des autres ;
  • Si la vitesse n’est pas toujours la cause de l’accident, elle est toujours la cause primordiale de la gravité des blessures ;
  • Plus la vitesse est grande, plus les distances d’arrêt augmentent.

Vitesse A                                      Source Sécurité Routière

La distance de sécurité

Image4 Lorsque deux véhicules se suivent, le conducteur du second doit maintenir une distance de sécurité suffisante pour pouvoir éviter une collision en cas de ralentissement brusque ou d’arrêt subit du véhicule qui le précède. Cette distance est d’autant plus grande que la vitesse est plus élevée. Elle correspond à la distance parcourue par le véhicule pendant un délai d’au moins deux secondes (Code de la route – Art 412-12).

Pour respecter cette distance, à l’instant où le véhicule qui vous précède passe devant un objet remarquable (arbre, panneau, maison…) comptez mentalement deux secondes. Au bout de ces deux secondes, si votre distance de sécurité est bonne, vous ne devez pas avoir dépassé le repère que vous avez choisi.

L’usage du téléphone porté à la main est rigoureusement interdit, seul le système mains-libres est autorisé en voiture, deux-roues motorisés et vélo.

Pourtant, ces systèmes autorisés sont des distracteurs : toute l’attention portée à la communication ne l’est pas à la conduite.
Encore plus dangereux, la lecture ou l’écriture de messages en conduisant : il est démontré qu’en lisant un SMS, un conducteur quitte la route du regard durant 4 à 5 secondes au moins. A 90 km/h, en 4 secondes, un véhicule parcourt 100 mètres, distance durant laquelle le conducteur ne prête attention ni à la route, ni à sa trajectoire, ni aux autres usagers.

Attention piéton !

Vous êtes témoin d’un accident

ProtegerLa première réaction doit être d’empêcher un « sur-accident ».

Pour cela :

  • Garez correctement votre véhicule sur le bas côté, allumez vos feux de détresse, vos feux de croisement ;
  • Revêtez votre gilet de sécurité ;
  • Signalez l’accident avec un triangle de sécurité ou tout objet alertant les autres usagers, particulièrement si l’accident a eu lieu dans une courbe ;
  • Si possible et si nécessaire, coupez le moteur des véhicules accidentés ;
  • Mettez les personnes en sécurité, derrière une glissière de sécurité par exemple.

Avant d’alerter les secours, estimez l’état des éventuels blessés, déterminez le Alerterplus précisément possible le lieu de l’accident…

Qui avertir ?

  • En priorité, s’il y a des blessés graves, le 15, le centre de régulation et de coordination qui se chargera de relayer l’appel vers les pompiers et la police ;
  • Sinon le 18, le centre de secours des pompiers ;
  • Ou le 17, le standard de la police.

Quel message transmettre ?

  • La localisation précise du lieu de l’accident ;
  • Les circonstances de l’accident ;
  • Le nombre de blessés et leur état apparent ;
  • Les risques éventuels (transports de matériaux dangereux…) ;
  • Votre identité et vos coordonnées téléphoniques.

NE RACCROCHEZ JAMAIS LE PREMIER, ATTENDEZ QU’ON VOUS Y INVITE.


 

Secourir

Vous devez protéger les blessés, les assister sans aggraver leur situation.

  • Parlez aux blessés ;
  • Couvrez-les si possible ;
  • Ne leur donnez jamais à boire ;
  • Si nécessaire, arrêtez l’hémorragie par compression, desserrez les vêtements ;
  • Ne tentez pas de gestes dont vous n’avez pas la compétence ;
  • Attendez les secours.